vendredi 9 décembre 2011

Une femme fuyant l'annonce

David Grossman
Seuil, 2011. Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen, 665 p.
Prix Médicis étranger 2011

En Israël, alors qu'Ora organise une randonnée en Galilée avec son fils, pour fêter la fin de son service militaire, celui-ci se porte volontaire pour une dernière opération. Persuadée qu'il n'en reviendra pas, elle décide d'effectuer ce voyage afin de conjurer le sort. Tant qu'elle sera injoignable, son fils restera vivant. Et pour l'accompagner, elle fait appel à son amour de jeunesse, Avram, à qui elle a des choses à avouer. Au cours de cette marche, Ora déroule le fil de sa vie, évoque l'amour qu'elle porte à ses fils et l'amitié amoureuse qui la lie depuis l'enfance aux deux hommes de sa vie. Ora, personnage solaire, est au centre de ces destins tumultueux, traversés par une guerre omniprésente.
Ce roman-fleuve est très dense tant il brasse d'émotions différentes et exacerbées. Il aborde les thèmes de l'amitié, la maternité, le couple, dans une langue très sensible, lumineuse et sensuelle, formidable pour évoquer les tourments intérieurs.
Cependant, malgré une très belle écriture, la longueur du roman (665 pages!) peut rebuter et le flot de souvenirs tourne parfois au ressassement. [AFC]


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire