Dulce Maria Cardoso ; Traduit du portugais par Cécile Lombard. - Esprit des péninsules, 2006.Par une nuit d’orage, Violeta est victime d’un accident de voiture. elle se retrouve la tête en bas, suspendue par la ceinture de sécurité. Elle est entre la vie et la mort. Comme le veut la légende, elle voit sa vie défiler devant ses yeux. Son corps devient de plus en plus léger, jusqu’à avoir la sensation de voler. Drôle de sensation pour elle, alors qu’elle est obèse, tellement grosse que « quand elle tombait du lit, elle tombait des deux côtés (...) c'était une femme si grosse, si grosse, qu'elle arrivait à être à deux endroits à la fois. »
Violeta se remémore sa vie : son métier de VRP en cire dépilatoire, ses clientes aux 4 coins du Portugal, sa fille , la seule personne à qui elle donne le droit de la détester, ses parents avec un père qui détient un lourd secret de famille, une mère peu aimante et obsedée par les apparences. Violeta nous raconte sa vie débridée, une sexualité désordonnée : elle cherche l’amour dans la prostitution gratuite auprès des camioneurs. Son corps va alors voyager et partir à la conquête d’autres corps, pour échapper à ce corps détesté. A tour de rôle , elle entre dans la peau d’une banquière, d’une caissière de supermarché, de sa propre fille.
Dulce Maria Cardoso écrit ce roman en 1 seule phrase, ou un bout de phrase puisque qu’elle ne commence pas avec une majuscule ni ne fini avec un point. Et cet effet stylistique est en parfaite adéquation avec son personnage qui raconte à bout de souffle une vie pathétique et glauque. A travers le prisme d’une famille bourgeoise, l’auteur raconte aussi le Portugal d’après la révolution des œillets et nous livre sans complaisance et avec une grande lucidité son regard porté sur le monde.(O.G)
Violeta se remémore sa vie : son métier de VRP en cire dépilatoire, ses clientes aux 4 coins du Portugal, sa fille , la seule personne à qui elle donne le droit de la détester, ses parents avec un père qui détient un lourd secret de famille, une mère peu aimante et obsedée par les apparences. Violeta nous raconte sa vie débridée, une sexualité désordonnée : elle cherche l’amour dans la prostitution gratuite auprès des camioneurs. Son corps va alors voyager et partir à la conquête d’autres corps, pour échapper à ce corps détesté. A tour de rôle , elle entre dans la peau d’une banquière, d’une caissière de supermarché, de sa propre fille.
Dulce Maria Cardoso écrit ce roman en 1 seule phrase, ou un bout de phrase puisque qu’elle ne commence pas avec une majuscule ni ne fini avec un point. Et cet effet stylistique est en parfaite adéquation avec son personnage qui raconte à bout de souffle une vie pathétique et glauque. A travers le prisme d’une famille bourgeoise, l’auteur raconte aussi le Portugal d’après la révolution des œillets et nous livre sans complaisance et avec une grande lucidité son regard porté sur le monde.(O.G)
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