samedi 2 avril 2011

La gifle


Christos Tsiolkas

Traduit de l'anglais (Australie) par Jean-Luc Piningre. Belfond, 2010.
L’histoire se passe en Australie près de Melbourne mais elle pourrait se dérouler dans n’importe laquelle de nos sociétés occidentales «modernes»… Un barbecue, un soir d’été. Harmonie, calme et volupté…ou presque. Une gifle donnée à un enfant capricieux et tout un monde s’écroule. Celui des familles, des anciens liens d’amitié et d’amour, décortiqué par une plume acerbe, cruelle et crue. Le miroir qui nous est tendu, celui de nos insuffisances, de nos lâchetés, de nos égoïsmes, de nos compromissions nous rend mal à l’aise. On aimerait, même de loin, ne ressembler à aucun de ceux-là, ou alors au plus doux, à la plus tolérante. Mais aucun d’eux n’est épargné. Hector, Aisha, Rosie et les autres…Ils nous entraînent, nous enchaînent avec eux sous le regard lucide et sans complaisance de Christos Tsiolkas. Un roman, comme une gifle, provocateur, que l’on dévore. (CB)

Autre critique:


Christos Tsiolkas prend un malin plaisir à faire sauter le vernis d’une « société de carte postale », dont il dresse un portrait sans concession. Il situe l’action de son roman dans une banlieue chic d’Australie où tout semble parfait, pour mieux déconstruire cette image.
La gifle, incident dérisoire qui aurait pu rester sans suite, va faire des vagues, jusqu’à déclencher une véritable tempête. Dès lors chaque protagoniste va montrer son vrai visage.
Au fil des pages, l’auteur lève ainsi le voile sur le racisme, le mensonge, la violence, la solitude, et fait voler en éclat les certitudes des uns et des autres… Percutant !
 Avec La Gifle, Christos Tsolkias est publié en France pour la première fois.
(Albane L)

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