jeudi 27 janvier 2011

Ambiguïtés


Elliot Perlman
Editeur R.Laffont, traduit de l’anglais (Australie) par Johan-Frédérik Hel-Guedj, 645 p.

Simon, instituteur australien au chômage, enlève un petit garçon à la sortie de l’école.
L’enfant est celui d’Anna, la femme qu’il a aimée follement et qui l’obsède depuis dix ans. Sept personnages qui ont tous à voir avec Simon et son geste terrible vont tour à tour témoigner et se raconter eux-mêmes avec leurs doutes, leurs souffrances, écrasés qu’ils sont par le poids d’une société australienne corrompue par le matérialisme. Texte dense, écriture maîtrisée, la lecture peut sembler parfois difficile, surtout au début, mais après tout devient fluide, tout se met en place et on avance, séduit par l’originalité, la force de l’histoire. In fine au bout de l’ambiguïté on trouve toujours l’humanité. [CB]

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