Gallimard,2011
Maxwell
Sim, la cinquantaine, n’a pas vraiment l’étoffe d’un héros. Modeste employé
d’une grande surface arrêté pour dépression après le départ de sa femme et de
sa fille, sa vie semble être un échec. Fils unique, il n’a jamais été très
proche de son père, seul famille qui lui reste. Dans la solitude de son
appartement, Max guette désespérément un signe d’activité sur sa page Facebook,
surveille attentivement sa boîte mail, mais ne reçoit que des publicités pour
du viagra.
Pourtant,
lorsqu’il accepte de partir vendre des brosses à dents écologiques dans les
coins les plus reculés de l’Angleterre, il ne se doute pas qu’il entame un
véritable voyage initiatique vers l’acceptation de soi.
Voilà
un roman qui aurait pu être profondément déprimant s’il n’avait pas été écrit
par un Jonathan Coe au meilleur de sa forme.
Avec
un sens aigu du rythme et de la mise en scène, l’auteur malmène l’anti-héros de
cette satire sociale. Mais il le fait avec une insolence tendre et subtile, une
drôlerie incontestée. (On ne peut s’empêcher de sourire à la lecture de son
coup de foudre pour Emma… son GPS !)
La
vie très privée de ce Mister Sim, à la fois affligeante et touchante, oscille
entre banalité et extravagance, pour le plus grand plaisir du lecteur !
(Albane L)

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