
Jess Walter.
Editions 10/18. Traduit de l'américain par Jean Esch, 305 p.
C'est qu'il ne fait pas bon vivre actuellement pour les classes moyennes aux Etats-Unis...
Matthew, journaliste quadragénaire au chômage, est au bout du rouleau. Licencié de son journal, il tente de monter son entreprise d'expertise économique "poétique", ou conseils délivrés en vers. Mais en ces temps impitoyables de récession, où les dépôts de bilan et les faillites pleuvent, l'activité ne fait pas long feu. Sa petite famille déjà brinquebalante, est menacée d'expulsion, alors que sa femme ne le regarde plus et que son père sénile, ressasse toute la journée en pyjama...
Ainsi, quand l'occasion se présente de se lancer dans le trafic lucratif de cannabis auprès d'une clientèle de cadres blasés, Matthew ne dit pas non. Ce roman désopilant, nous offre une vision mordante de l'effondrement d'un pays et de ses habitants, paumés mais diablement créatifs, qui tentent malgré la crise de rester debout. [AFC]
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